dimanche 13 août 2017

KARMA III

Souvenez- vous nous étions sur la route, moi et mes deux bras gauches … un chien de guerre lasse et un chien de chasse d'eau (utilisé pour le gibier d'eau donc) la nuit était noire, le Master était blanc … et des inconnus déambulait sur une route déserte du Minervois...
Quel sera le dénouement de cette terrible histoire, que va t'il se passer dans l'épilogue de ce drame indicible ?? vous le saurez en lisant :
KARMATROIS L'apocalypse... (heu... la fin quoi !)
… Je m'aperçus donc que les deux fantômes qui avaient échappé à la colère du Master brinquebalaient poussivement une moto tout phare éteint...
ET LA !!!! que me dis-je ? quelle réflexion eu-je ?? Que vis-je ??? (c'est pénible ces conjugaisons au Yoda de l'indicatif … je ne suis même pas sur de ne pas avoir fais de fautes, en plus je vous colle une double négation, débrouillez vous avec ça!)
Une moto ! En panne !!!!!
Et bien non je ne vis rien de ça … je ne vis que mon karmamêtre remonter en flèche et par là même perdis quelques points pour ne pas avoir la générosité spontané mais calculé …..
Et paf dans mon pif !!! Aie !!! J'ai toujours cette fâcheuse tendance à l'ouvrir quand il faudrait expressément la fermer et parfois même le contraire mais beaucoup moins souvent... L'on pourrait qualifier cela de bêtise chez certains mais chez moi c'est de la spontanéité parce qu'il ne faut pas déconner ! Vous suivez ? Si oui, expliquez-moi ma vie, moi je n'y comprends rien !!! .
Vous aller me dire : difficile de la fermer lorsque les karmaflics peuvent flasher votre esprit et vous virer des points avant même que vous n'ayez commis de faute ?? Oui mais tel est notre destin : fermons nos gueules internes ! (Concept complexe je vous l'accorde, il faut juste savoir tirer les ficelles (réflexion essentielle pour faire une vanne avec l'accorde... comprenne qui pourra)
Je rangeais donc mon engin (si... si.... ) en bord de route, mis les clignotants de détresse et descendis voir donc ce que ce karmatron potentiel avait à offrir …. et, par là, regagnais illico-braquo les points perdus précédemment, comme quoi ça n'est pas si compliqué de devenir karmateur professionnel en faisant un minimum d'effort !
Il s'agissait de deux pimpins. J'entends par pimpins de jeunes gens sur le point de devenir adulte mais ayant encore du pain sur la planche, genre : Les fondations sont posés, les murs sont montés, la toiture est terminée, l'eau et le tout à l'égout, c'est ok, mais l'électricité n'est pas posé … y'a pas encore les lumières à tout les étages si vous voyez ce que je veux dire … vous devez surement en connaître un ou deux et peut être même en avez vous à la maison … Personnellement, j'en ai eu deux chez moi pendant quelques années... et j'en ai croisé des centaines lors de ma vie professionnelle (quelques uns d'entre eux se reconnaîtront d'ailleurs en lisant ces lignes car certains savent désormais lire !) je crois que là vous avez compris de quel genre de grand sperme je veux parler … Vous noterez que je ne fait aucun sexisme, ce genre d'échalas se conjugue au féminin beaucoup plus bruyamment et souvent moins crétinement …. mais parfois inversement.... le hasard fit que ce soir là il s'agissait de spécimen de sexe masculin ….
je descendis de mon Mastermobile difficilement je l'avoue …. j'étais aussi épuisé que si j'avais passé la journée à tenter de comprendre les paroles de l'intro d'un morceaux du groupe Indochine... (un bon truc à faire si un jour vous tombez en panne de somnifère... mais ne dépassez pas l'intro vous risquez de ne jamais vous réveiller ! ) je trébuchais donc vers les deux glandus qui dans le rougeoiement des feux arrières et le clignotement oranges des feux de détresse eurent un mouvement de recul, me prenant certainement pour un maniastero-dépressif prêt à les enlever brutalement au confort du nid douillet auquel ils pensaient s'accrocher encore une bonne dizaine d'années tout en rêvant quotidiennement d'en partir.
Devant la paralysie qui les paralysait (une des principales caractéristiques de la paralysie, un peu comme l’effroi pour la frayeur ou la main de ma sœur pour la culotte d'un zouave, mais comme ma sœur... je m'égare encore une fois ) je leur expliquais calmement que je ne voulais pas les prostituer sur les trottoirs de Manille, de Paris ou d'Alger (comme n'a pas dis le Forestier) mais simplement savoir pourquoi ils se baladaient sur une route obscure en poussant leur bécane, Le premier un grand blond avec une mèche et un visage enfoui sous une couche acnéphilesque me répondis l'air soulagé qu'ils étaient tombés en panne d'essence, le second un grand blond avec une mèche et un visage perdu par de gros soucis d'hypersécrétion sébumique (sa mère n'y étant certainement pour rien, je pencherais plutôt pour un soucis d'alimentation) précisa qu'effectivement ils étaient tombés en panne d'essence... Cette précision fut bien sur essentielle à la bonne compréhension de leur panne et ainsi éclairé, je leur proposait de balancer leur bécane dans le camion et de les ramener au nid douillet (pas le judoka, le confort) Je vis la bouille (et non pas la douille) des deux bistouquet s'éclairer et perdre dix bonnes années : j'avais devant moi deux mômes devant un sapin de Noël ! Ne leur laissant pas le temps de s'amuser avec les boules décoratives, j'ouvris les portes arrières de la Batmaster et leur demandais si la bécane rentrerait … Pourquoi cette question, tout simplement parce que l'engin était, pour une 50 cm3, sévèrement burné, je veux dire d'une taille exceptionnelle, j'avoue avoir demandé la marque de la brêle et leur faire répéter plusieurs fois mais devant le baffouillement produit (j'imagine qu'ils voulaient prendre l'accent anglais ou japonais qu'en sais-je) ne pas avoir compris la réponse, le fait est que les constructeurs ont déjà compris comment flatter la virilité glapissante des ados en leur proposant des machines disproportionnées. Ils soulevèrent la bête non sans mal et je fis semblant de les aider, une fois à l’arrière je failli leur proposer de la sangler mais lorsque l'un deux fît jouer la béquille latérale et que l'engin se retrouva quasiment à l'horizontale je me dis qu'il n'avait que fort peu de chance de tomber, il suffisaient de rouler lentement ...
Une fois le chargement effectué je les préviens de la présence des mes deux moldosses qui n'était pas méchants : le premier faisait déjà semblant de chasser sous le siège avant, en proie à une terrifiante panique devant l'envahissement de son espace personnel par des individus inconnu, le second qui n'avait jamais eu les instincts guerrier que j'aimais lui prêter, frétillait déjà de l’arrière train en pensant aux traitements anti acné que sa langue allait prodiguer… pas un seul instant ces deux bestiaux ne pensèrent à effectuer le job pour lequel il avait été embauchés à savoir défendre ma propriété individuelle... Il est vrai que je n'avais pas été un formateur exceptionnel ...
Je pense qu' à ce stade de l'histoire et au vu de la quantité impressionnante d'informations fournies à votre cerveau très certainement engourdis par la chaleur estivale (ou le froid hivernal ,si vous relisez cette page en hiver) ou peut -être plus simplement par certains lourds soucis congénitaux, il est grand temps de faire une pause. D'autant plus que j'ai une multitude de choses importantes à faire : balader un peu mes chiens, écouter un morceau de jazz (nan ça c’est des conneries , c'est pour frimer) lire trois pages de mon bouquin aux toilettes, aller vous dire bonjour sur Facebook de façon à laisser passer quelques heures en attendant celle des tomates Roma, du verre de rosé et du coucher de soleil sur les... mais celle là je vous l'ai déjà faites et vous allez dire que je manque de talent à me répéter , ce en quoi vous n'auriez pas tort, le seul talent que je possède étant le talent d'Achilles... Zavatta … (une bonne vanne mythologique pour ceux qui matait comme moi Roger Lanzac et ses clowns le soir avant de pister les étoiles, l'étendue de ma culture, me fatigue moi-même )
Vous avez donc compris qu'encore une fois cette histoire est ….
A SUIVRE ( et là j'ai du boulot en perspective pour trouver encore de quoi noircir une page pour demain soir … zut d'autant plus que maintenant que je vous l'ais dis je vais être obligé de le faire ... ou pas …;) )
Sur ces bonnes paroles je vous souhaite une goodos nochados (ce qui ne veut pas du tout dire en portugrec : Ma sœurette je te pries de bien vouloir m'excuser pour t'avoir manquer de respect ainsi qu'à ton ami zouave, ça n'est pas parce que tu n'es jamais sorti des courses de mon père qu'il faut que je te manque de respect (comment j'ai fais une faute à bourse???)

samedi 12 août 2017

KARMA II

KARMA 2: Le retour du fils de la vengeance ..
A la demande générale (surtout la mienne... et encore ppffff ) voilà donc la suite de... heu … du truc précédent ... Non, pas la suite, le début puisque jusqu'ici il ne s'agissait que de Pujadasser pour endormir le français médioc.. pardon .... moyen ! Histoire d’appâter le naïf, d'avoir quelques likes et de 06 et de me dire que j'ai foutu au moins un truc intelligent aujourd'hui … pour vous dire que ma lucidité ne vise que les autres mais surtout pas moi-même .
Voilà donc cette fameuse histoire qui va vous décevoir si vous pensez qu'elle l'est …. fameuse … (Tiens ! je viens en plus de vous faire un résumé de ma vie héhéhhé)
THE (RENAULT) MASTER OF THE NIGHT
(j'avais pas fait de sous-titre pour la première partie, je me suis dis que ce serait complètement incohérent d'en faire un pour la seconde alors je l'ai fait... vala, maintenant chut! ça commence … )
Je (moi donc... suivez un peu je ne vais pas passer la soirée à vous guider, vous pouvez limite m'appeler Phil-Phil mais surement pas Tom-Tom !), je (donc) rentrais à peine de vacances … j'avais fais une petite transpyrénéenne en moto (une histoire que je vous raconterais un jour, je sais que vous en brûlez d'envie) et en solo (oui en solo franchement qui voudrait faire ça avec moi ?? mais cessez de m'interrompre, cela nuit à la bonne compréhension de l'intrigue qui n'a d'ailleurs toujours pas commencé , et, qui sait, ne commenceras peut-être jamais ...). J'avais déjà avalé dans la journée le petit quart d'une douzaine de centaine de bornes (oui c'est pas clair mais c'est pour noyer le poisson) et je rentrais, de plus, d'un allé-retour de 300 kilomètres chez mes enfants pour récupérer mes chiens que ceux-ci gardaient. Je m'étais aperçu tardivement que le binôme canins ne rentraient pas dans les sacoches de la Bonneville... Rien d'étonnant d'ailleurs puisqu'à eux deux, un labrador-griffon-staff et un podencco-portugo-abrutardit, ils totalisaient tout de même bien plus d'un demi quintal.... J'en étais donc là... au volant de mon Renault Master, ma dignité me refusant de conduire un Berlingo (Berlingo ! Non mais …. Je rêve!!!) j'avais opté pour la taille maximum convenant parfaitement à ma mégalo routière : le « légendaire » Renault Master (j'en vois sourire au fond mais comme je ne le disais pas précédemment, pensez vous vraiment avoir le monopole de la médiocrité ? Mmmhhhh ??? )
Je conduisais toujours et encore, après une semaine motardo-virolesque, après une journée Masterdo-bitumesque, la nuit était finalement tombé, ce qui somme toute était relativement normal puisque le jour n'était plus là, pas de quoi s'inquiéter. Ce qui était nettement plus alarmant était que mes paupières avaient la fâcheuse intention de suivre la journée et tombait elles aussi en capilotade (une capilotade pour ceux qui n'y connaissent rien en vocabulaire culinaire est un plat espagnol aux câpres, ce qui n'a strictement rien à voir, mais qui en langage imagé veut dire ''partir en zigue de bielle'' ou pour faire dans l'inédit ''en burne de paon'' )
Mais je traçais au risque de perdre la paire de points (non karmique ceux là) qui me restait. Mes chiens assoupis sur la banquette arrière (oui c'est un Master double cabine je ne leur refuse rien ) attendait la pitance qu'ils ne méritaient surement pas (Mais vivre une vie de chien chez moi ne doit pas être la sentence céleste la plus terrible et je préfère occulter le fait que mes bêtes possèdent un compteur karmatique bien plus fourni que le mien)... Une ligne droite déroulait sa monotonie devant moi et se la jouait Papago fairway (Ne rigolez pas je suis allé voir sur google map) alors qu'elle n'était qu''une route de l'Aude ... un peu moins large et beaucoup plus verte mais de nuit pas beaucoup plus finalement ...
Lorsque tout à coup à une cinquantaine de mètre, je vis un espèce d'éclair sur la route, j'ai pensé immédiatement à X-files !! Curieux me direz vous ? Mais pas tant, j'avais tenté la semaine précédent mon départ de revoir le premier épisode... Par nostalgie et parce que j'ai toujours aimé les rouquines(brunes/blondes/châtains) un peu bas (hautes aussi) du cul (oui je sais ça n'est pas très respectueux mais ne connaissant pas personnellement Scully (soupirs) elle ne le saura jamais et puis c'est un compliment non?) Je dis tenter car la série a très mal vieilli et j'ai eu la sensation de regarder un vieux porno des années 80 sans les scènes hard.. ….. Mais vous n'êtes pas là pour lire une critique frelaté d'une série périmée.... L'important est que je cru un instant être enlevé par les petits hommes verts, victimes de leurs expériences démentielles et je me vis l'espace d'un instant remuer la queue bêtement en regardant mon vrai corps portant la tête d'un labrador.... l'horreur !
je me réveillais d'un coup, repris le volant des pattes de mon labrador (justement!) et dépassais de justesse une paire de silhouette arpentant le bas côté !!! Jetant un coup d’œil dans le rétroviseur tout en évitant l'écart dans le fossé (oui je peux faire deux choses à la fois parfois même respirer et me gratter les …. les oreilles en même temps, la nature est bien faites, je ne vous le fais pas dire !) je m'aperçus que les deux fantômes qui avaient échappé à la colère du Master (rho trop bonne celle là ! ) brinquebalaient poussivement une moto tout phare éteint !
Sur ce je vais me cogner un coca light (oui je suis au régime un jour sur deux) avec quelques tomates Roma salées en regardant le soleil se coucher sur les collines du Minervois parce que je pense que j'ai vraiment assez bossé aujourd'hui … ha oui pardon j'oubliais :
A SUIVRE (rhoooooo trop bon !!!!!)
Et comme il se dit dans certaines région de portugrecquie orientales Buon nochedas ! (qui peut se traduire à la louche par : Mulder si je t'attrape je te mord ! ))

KARMA I

VOUS AVEZ RATE VOTRE VIE ?
REUSSISSEZ LA SUIVANTE !!!!!
Ayant été un bad boy pas gentil du tout dans une vie antérieure et même quelquefois un very naughty boy (naughty officiellement ça veut dire vilain mais dans la vrai vie outremanche ça veut dire gros goret (plus ou moins mais bien plus que moins !) ), j'ai toutes les chances pour la prochaine, d'être réincarné en plante verte dans le désert du colorado voire en caillou dans l'allée en gravier d'une mamie incontinente …. Pour éviter ce genre de désagrément vous comprendrez bien que mon soucis premier dans cette vie là est d'améliorer ma condition dans la suivante …
Pour ça rien de plus simple sur le papier : il me faut gagner des points de karma ... et oui la hiérarchie céleste ne rigole pas avec la paperasse, si vous n'avez pas vos points, attendez vous à une future vie de merde ... et si vous pensez que celle ci l'est déjà (de merde...oui … de merde) et que vous ne faites pas d'efforts, vous avez de grandes chances de payer le prix fort et de ne pas finir autrement qu'en brochette avariée chez liddl ou en pneus rechapé chez 123pneu.fr (c'est pas de la pub, franchement qui ferait de la pub pour des pneus rechapés????)
Gagner des points de karma ??? Facile me direz vous... Et bien non, il ne suffit pas de sourire bêtement et d'être gentillet : ça c'est le RSA karmique, le minimum obligatoire ! Proclamer bien haut que vous êtes gentillou ?? Alors que vous êtes une vrai saloperie, ne fonctionne pas non plus (même si ça fonctionne avec les MILF quinquas beatniks de poster des messages new-age appelant à la paix intérieures, faut pas prendre les fonctionnaires karmique pour des perdreaux de l'avant veille )
Non ! Pour gagner des points de karma et espérer une vie meilleure que la précédente ou au minimum aussi médiocre (non, ne déprimez-pas votre vie n'est pas médiocre, seules celles de votre voisin l'est !) il faut vraiment faire le BIEN ! Et oui, évidemment, là je vois, chez certains, cet abysse d'incompréhension, cette logorrhée de questionnement : qu'est ce que le bien ??? Pas celui des feuilletons de TMC, je vous parle du BIEN karmique qui fera de vous autre chose qu'un rouleau de Lotus confort (oui là je fais un peu fort sur le PQ mais c'est pour frapper vos esprit , ne m'en veuillez pas tout ça est pour votre... BIEN !)
Je vous propose donc de vous expliquer ce qu'est le bien ... et plutôt que d'encombrer vos cervelles reptiliennes de concept obtus et de philosophies abstraites je vous invite à lire une aventure dont je ne suis pas le héros mais un peu quand même …. Mais attention !!! …. une minute !! quand j'écris aventure, ne vous attendez pas non plus au nouvel Indiana Jones (je parle du second avant qu'il ne soit trop vieux ...enfin avant qu'il ait notre age !!! ) il s'agit de moi tout de même quinqua pas trop sportif et sérieusement branleur ….
Tellement branleur d'ailleurs que je viens de m'apercevoir que j'ai quand même pondu presqu'une page, que j'ai deux épisodes de games of thrones de retard et une demi bouteille de rosé d'avance … sur ce je vais vous coller un A SUIVRE pas piqué des hannetons que vous méritez bien, si vous croyez que je vais avaler que vous avez fait le bien dans cette vie là et que vous méritez quoi que se soit, vous vous mettez le coude dans l’œil jusqu'au doigt ….
A SUIVRE donc.... (rhooo c'est presque jouissif,,,, )
Sur ce … je vous souhaite une bonasses soirados (ce qui, en portugrec comme tout le monde le sait peut éventuellement dire : C'est pas parce que tu vas recompter trois fois tes points que tu en auras un de plus …. )

vendredi 23 juin 2017

Le réveil de Phoenix 1/ le collectionneur

Mickey avait taillé les haies dans la propriété du type... Le type était réalisateur ou scénariste … enfin, le genre de mec qui bossait à Hollywood et qui y gagnait des millions. Mais ce qui avait branché Mickey c'était que ce type-là était collectionneur... et pas n'importe quel collectionneur : collectionneur de bécanes. Avoir fait bosser Mickey dans un endroit pareil c'était faire entrer Rocco Siffredi dans un casting porno... ça sentait le trash ... 
Mickey c'était mon frère... mon demi-frère pour être exact... Quoique notre mère n'ait jamais pu nous dire qui était nos pères respectifs... Peut être d'ailleurs avions nous le même .... Notre vieille avait une gestion des hommes un peu... anarchique, nous avions 7 frères et sœurs et pas un ne descendait du même guidon. Elle était secrétaire de direction à la concession Harley Phoenix-Center et le seul truc dont nous étions sur, c'était que nous étions fils de rider... elle aimait les motards... pas un motard, non... les motards. Et son physique à la Lita Ford faisait que c'était gravement réciproque.
Mickey avait 18 ans de moins que moi et c'était non seulement mon frère mais c'était aussi une petite frappe... pas le genre violent, pas le genre ambitieux, juste une petite frappe mais une frappe à répétition... et son grand truc je vous le donne en mille, c'était les chiottes les brêles, les bécanes … les motos... il n'en avait possédé que par intermittence, c'était celles qu'il trouvait dans la rue et qui l'envoyait en général directement à Estrella.... Estrella ? Il y avait passé quasiment la moitié de sa vie depuis sa fin d'adolescence mais ça ne l'avait guérit de rien. Il faut dire que, même si arpenter les couloirs du pénitencier de Phoenix n'avait évidemment rien d'enthousiasmant, il y bénéficiait d'un statut … particulier. Et j'en étais la cause.
En 91, j'avais fais un séjour au Koweit en unité de reconnaissance sur KLR 250 d-8 , les nouvelles Kawa, les M1030 qui devait remplacer nos engins dans le courant de l'année n'étaient pas encore arrivées. Ramirez et moi étions inséparables, il était aussi originaire de Phoenix, et frère jumeaux du chef du gang hispanique le plus puissant des quartiers sud., mais lui avait choisi d'être Corporal dans les Marines, Nous bénéficions d'une relative liberté, le timing de la plupart de nos missions n'était pas contrôlé et nous permettait de grands détours dans les sables du Nafoud avec pour seul compagnon Cobain dans les oreilles. Jusqu'au jour ou la Kawa d'Ernesto sauta sur une mine, il y perdit la jambe, la main droite et la moitié du visage... le tout du même côté... je ne sais pas comment il réussit à survivre jusqu'à l'arrivée de l'hélico mais je sais que j'entend encore ses hurlements … Depuis pour Ernesto, c'était simple je lui avais sauvé la vie … même si ça n'était que la moitié... J'avais beau protester à chaque fois que nous nous croisions, il n'en démordait pas. Et cela arrangeait bien Mickey qui était probablement le seul petit blanc du pénitencier à bénéficier de la protection Hispanique... c'était donnant-donnant : un frère pour un autre.
- Francis c'est du gateau... !
Quand Mickey avait interrompu le morceau des Gallagher pour me dire ça, j'avais baissé un peu plus la tête dans le moteur de la Fat boy qui m'occupait. Cette phrase puait comme un burn sur un bitume surchauffé. A mon retour d'Irak j'avais vécu 15 ans de petits trafics et de vols minables, j'étais toujours passé à travers les mailles du filet parce que j'étais prudent... et surtout... surtout... parce que je ne travaillais jamais avec Mickey. Et puis mes problémes de santé m'avaient rattrapé, le gouvernement niait tout en bloc mais les saloperies qu'ils nous avaient injecté là-bas avait des effets dévastateurs. Et j'en avais ma part, j'avais des soucis … intimes qui, à l'époque, me faisait gémir lorsque je pissais et gueuler lorsque je baisais … Finalement je finis par toucher une petite pension ainsi qu'un accés gratuit aux soins. Et je m'aperçus qu'il était bien plus reposant de bidouiller les bécanes des autres que de les maquiller. J'avais monté mon petit atelier de modifications et de préparations mais je vendais surtout des piéces détachées sur le web, je ne roulais pas sur l'or mais l'on me foutait la paix … et j'avais cessé de baiser...
-Francis je te jure il faut que tu vois ça, le type a un garage, on pourrait y faire jouer deux fois les Coyotes !
Ce petit con de Mickey tentait de me prendre par les sentiments mais je ne voyais pas ce que venait foutre mon équipe de hockey favorite chez un collectionneur de moto européenne. Oui parce que ce collectionneur était spécialisé en bécane... européenne... et ça... c'était plutôt mon rayon. Vieilles Triumph ou vieilles BM, c'était le truc qui me faisait rêver et qu'on ne voyait pas à toute les sorties de la Black Canyon highway:
- il a douze R6 complètement restaurées qu'il a garé en éventail je te jure on croirait la moitié d'un moule à gâteau, ça brille comme à Noél ! je te parle même pas des Norton!
Evidemment c'était le genre d'argument qui ne pouvait pas me laisser indifférent, et Paula Abdul sur la sono de l'atelier me susurait elle aussi : Rush rush ...
Mickey savait que, comme lui, j'avais ça dans le sang … il savait bien sur que le pick-up du garage avait une rampe et que j'avais gardé la bâche des mauvais coups pour le camoufler. Il savait aussi que j'avais toujours les compétences pour faire taire les alarmes et surtout Mickey savait … que je m'emmerdais …
Je ne sais plus comment la discussion avait tourné mais il m'avait fait ses yeux de street boy, ce regard aussi naif que gourmand qu'il avait du utiliser pour choper sa Chica et qu'il devait lui balancer régulièrement après chacune de ses conneries, Je n'avais d'ailleurs jamais vraiment compris comment ce type taillé dans une feuille de PQ , coiffé d'un balais à chiottes et dont la vie guidonnait comme une vieille brêle faisait pour la garder, parce que même si Edith avait le gabarit d'un Dinky-Toy, elle avait le carénage d'une grande sportive.
Même Maria Carey en remettait une couche en me parlant d'Emotion …
Le soir même je couchais ma vieille XT dans les buissons de Scottdale... il y a avait bien longtemps que je n'étais pas parti en repérage,,,
La vie est surprenante, tu passes des années à régler ton ralenti pour qu'il ronronne à la perfection et d'un coup d'accélérateur, ta mécanique s'emballe et comprend d'elle même que le moment est venu de bouger.
Et là, même sans n'avoir aucun rapport les uns avec les autres les faits s’enchaînent ...
… En l’occurrence pour moi les faits allaient plutôt se déchaîner...
Le lendemain même, je rencontrais Fanny.
Fanny qui allait m'apprendre à plus de 45 balais pourquoi Bukowski titrait que l'amour était un chien de l'enfer...
A SUIVRE .....

Repose en paix

Tu as maigri, tu as changé… Pardon, mais… oui, tu as vieilli, peut-être ne t'aurais-je pas reconnu, si je t'avais croisé dans la rue.
Combien d'années n'ont-elles vu l'un des nuages orageux de nos bonheurs fulgurants ? Quatre, cinq, six… six ans, ce lundi de Pâques bouleversant où un hasard nous a réunis à des milliers de kilomètres de nos domiciles respectifs. Tu souris ? Non, les deux fossettes montent toujours la garde aux coins de tes lèvres. Celles-ci esquissent leur éternel sourire sous le reproche de tes yeux tristes qui semble les maudire. Un regard de chien. Ce chien des cartoons américains, dont j'ai oublié le nom, et qui traîne sa dégaine d'animal abattu en répétant à qui veux l'entendre qu'il est heureux… Un précurseur. Nous en sommes tous là… La vie fabrique le désespéré mais favorise le bien-portant, le bien-pensant et le bien-dans-sa-peau, alors, nous portons tous le masque de la pantalonnade en ayant celui de la tragédie collé aux os.

Je m'égare d'autant que de tes yeux je ne vois que du bleu, celui, léger, de ton fard à paupière.

J'aurai du sentir que quelque chose n'allait pas. Tu le sais, j'ai fêté mes 50 ans avant-hier et depuis le début de notre histoire, tu n'as jamais oublié. Non, même dans les moments où rien n'allait, tu n'as jamais oublié mon anniversaire. Depuis toujours, un coup de fil, une carte, un signe me rappelait que j'étais toujours présent dans tes pensées. Quelquefois, l’une des mises en scène dont tu as le secret me ramenait vers toi. Je n'ai jamais su si ces trouvailles étaient réfléchies, élaborées dans ce but précis ou si tu agissais par impulsion.
Il m'était agréable de penser qu'à plusieurs centaines de kilomètres de ma vie, une femme pensait à moi, invariablement, au moins une fois par an, à la même date. Les années où ma solitude avait compagne, je te maudissais de me rappeler que les meilleurs moments de mon bonheur n'égalaient pas certains que nous passions ensemble. Parfois, lorsque je me trouvais entre les pages d'un récit plus fort, je regardais avec ironie tes gesticulations. Je le regrettais amèrement quand mourraient, souvent de ta main, ces histoires éphémères.

Cette année, rien, pas un mot… Cela ne m’a pas frappé immédiatement. Tout au plus, manquait quelque chose au paysage de la journée…

L'aube Noire 1

1

La nappe de brouillard s’épaississait, la nuit semblait complice… semblait masquer aux hommes leurs vices

Des Tricos passaient bruyamment sur le boulevard. Les uniformes noirs se détachaient nettement dans le halo blanchâtre d’un réverbère. Ils étaient quatre, une demi-escouade, une demi portion de haine, de bêtise … de bestialité. Une demi portion... mais c’était déjà trop. Ils devaient leur surnom à la flamme tricolore qu’ils arboraient sur l’épaule droite mais aussi, et surtout, à la dextérité avec laquelle ils maniaient la trique. Fred se dissimula dans l’embrasure d’une porte cochère. Il n’avait théoriquement rien à craindre. Ses papiers étaient plus irréprochables que les petits fours d’un banquet des cadres du Parti. Mais il voulait éviter une fouille brutale et rarement désintéressé. Les sbires du pouvoir étaient avides de tout ce qui pouvait améliorer leur quotidien. Le froid était vif, de ses doigts engourdis, il extirpa de sa poche son paquet de Francisque et en glissa une entre ses lèvres. Il ne l’alluma pas, préparant le briquet à essence qu’il avait ramené des Etats- Unis à faire feu s’il était repéré. Montrant ainsi qu’il ne se cachait pas, qu’il se mettait simplement à l’abri du vent. La municipalité, depuis la fermeture des frontières et les restrictions énergétiques qui s’ensuivirent n’éclairait que très peu les rues. Il avait une chance de passer inaperçu, la criminalité avait été refoulé vers les ghettos périphériques et les patrouilles sillonnant ce quartier encore bourgeois n’étaient généralement que peu zélées.
Il vit les silhouettes obliquer vers lui, elles ne l’avaient pas encore vu mais la rencontre était inévitable. Il fit jouer la pierre de son briquet. Les Tricos eurent un moment d’hésitation, mais avec une rapidité étonnante, le groupe se scinda. Trois d’entre eux se détachèrent du dernier qui resta en retrait. Ces gars-là avaient des méthodes de gangsters. Leurs instructeurs étaient en majorité des vétérans des sections de chocs du parti lorsque celui-ci n’était encore que marginal. C’étaient des spécialistes du coup de main terroriste, des ratonnades et attentats. Ils laissaient toujours l’un des leurs en arrière, à l’époque pour faire le guet et éviter l’arrivée des forces de police, désormais pour alerter les B.I.L, les Brigades d’Interventions Lourdes, en cas de rapport de force défavorable.
Le triptyque déploya ses trois volets en arc de cercle devant Fred, coincé, dos au portail. A gauche, la Haine, grand, musclé, le cheveu clair, le menton carré, la bouche cruelle, pas une once de pitié, l’Homme Nouveau des photos de propagande. Au milieu, la Bêtise, le corps trapu, presque gras, l’œil inexpressif, le faciès porcin. Le genre à chatouiller le basané dans les caves du commissariat, l’apprenti boucher, destiné de toute façon à maltraiter la viande. A sa droite , la peur, petit, sec, presque maigre, brun, les tempes et le front humide sous des boucles courtes et foncées, tête de turc de sa promo, surnommé le melon ou le bouc par ses collègues, il devait en baver
Ils n’avaient pas proféré un mot. Fred fini rapidement de se demander s’il pourrait éviter le passage à tabac pour tenter de deviner d’où viendrait le premier coup. Il en avait plus reçu que donné. Il pariait mentalement sur le commis charcutier quand il senti la douleur lui vriller le cerveau. Il avait sous-estimé la Peur. La matraque de bas en haut et de droite à gauche, frôla son épaule, frappa au dessus de sa tempe droite et fit rebondir sa tête sur la pierre du porche. Lors de son passage en Amérique du Nord, il avait gouté plusieurs fois aux nerfs de bœufs du K et il eut à peine le temps de penser que la trique française était plus coriace. Il oubliait que les derniers coups encaissés étaient toujours les plus mauvais. Ses tortionnaires le lui rappelèrent du bout de leurs bottes, il était tombé et s’était roulé en boule immédiatement. Correction en règle, pour le plaisir … il était de toute façon suspect. On ne se baladait pas à trois heures du matin en ville. Aucun couvre-feu n’était décrété mais les faits étaient là, les seules personnes dans les rues à ces heures tardives circulaient en voiture. Et les véhicules individuels encore en service étaient majoritairement réservés aux officiels du Parti. Avec soulagement il vit venir le tunnel, la quiétude de l’inconscience ne tarderait pas à le soulager. Aussi, il ne comprit pas tout de suite que les coups avaient cessé. Un aboiement avait bridé les instincts de la meute.
- Déconnez pas, c’est le beauf de Martineau ! Putain j’espère que vous l’avez pas trop amoché…
Le grésillement de la radio interrompit la dialectique policière du quatrième larron.
         - Merde on a un cadavre sur les bras, une gonzesse s’est fait découper au Commerce. Parait que c’est pas joli à voir, bougez vous, il faut y aller.
L’un d’eux se pencha sur Fred,
          - Bon il se débrouillera celui-là, il doit pouvoir encore marcher.

Fred pensa que le Commerce était l’hôtel où il avait passé sa nuit de noce, il y avait de ça bien longtemps. Il failli sourire, ne sourit pas et ne pensa plus à rien.

Le casque de la loose

 (une histoire dont je n'avais pas envie d'être le héros)

Carrouf semaine dernière milieu d’après-midi ... j'ai pris l'habitude de faire mes petites courses en enlevant mon casque et en le plaçant dans un sac à dos sympa que j'ai acheté exprès il y a des années. II permet en fait de contenir deux intégrals (au départ c'est un sac spécial alpinisme rectangulaire et impéc pour ça)... Ce sac, un très gros sac donc, je le laisse à l’accueil pour faire mes courses avec un caddy.
PS : oui oui, les filles, j'ai un TRES TRES GROS sac  ;) ...Hum ...
La semaine dernière donc, pour une fois je me dis : tiens ! voyons à la halle de presse si je trouve le dernier numéro de Lui, New-look, Playboy, l'infirmiére-a-des-gros-seins-magazine ..heu ... non ...le Monde Diplomatique (bien sur !) et là je pense : tu laisses ton caddy avec le gros sac dans l'allée juste devant la boutique? quand même c'est pas en 30 seconde qu'on va te le faucher.... (oui !! je me le dis : gros con que je suis !!!)
Je ressors .. même pas une minute après ... putain de caddy sans sac que je retrouve devant (remettez la phrase dans l'ordre ...c'est l'émotion ) . je cours à droite je cours à gauche comme une poule qui a perdu son chevreau: rien !!! finalement je vais à l’accueil... voir le type de la sécurité (un black de 2M12 pour130 kg, très sympa d'ailleurs on a échangé nos tél ..heu... nan je déconnes ...héhé
On cavale tout les deux.. branle bas de combat (j'ai bien dis : bas de combat !!!) mobilisation générale .. siréne ! blocage des portes ! appel d'urgence! intervention du SWAT ! (pourquoi j'en fais toujours des tonnes merde !) (re) bref un autre vigile va mater les enregistrements vidéo ...rien, rien de rien de rien de rien !!!
Les boules, les glandes, la haine , les bollocks, la p... de sa reum... !!!! ...
Je perds un casque un peu merdique certes .. mais que je mettais tout le temps (pourquoi je mets toujours le casque merdique ??? ) une paire de gants nouvelle homologation joli comme tout marron vintage que presque tu pourrais aller à un mariage avec et un masque-foulard kaki très seyant qui empêche les frelons locaux de piquer mon petit cou musclé ... super journée !!!!
De plus : Je me retrouve avec ma bécane et sans casque .... avec deux points sur le permis je me dis ... non ne rentre pas sans casque à la maison .. une seule loose par journée suffit ... donc je vais au point auto-machin-révision-truc juste à côté (il n'y a que ça) où ils vendent des casques pas beau pour scooter : 83 balles ... : des courses que je n'ais pas faites mais qui coûte cher... je rentre à la maison .... avec ce casque trop petit (y'avait que cette taille) et à peine rentré mon portable sonne : bonjour ici la sécurité de Carrouf on a retrouvé votre sac ...ha bon il est vide donc ? ... non un type s'est trompé de caddy et s'en est aperçu plus tard, il nous l'a ramené...
Alors là .... comment on peut ne pas s'apercevoir que l'on prend le mauvais caddy et qu'il contient un sac si gros qu'il peut contenir deux intégrals (intégraux ?? ;) )... faut être ... faut vraiment être .... merde quoi !!!
Bref voilà comment je me retrouve avec un 6eme casque ....

KARMA III