vendredi 23 juin 2017

Le réveil de Phoenix 1/ le collectionneur

Mickey avait taillé les haies dans la propriété du type... Le type était réalisateur ou scénariste … enfin, le genre de mec qui bossait à Hollywood et qui y gagnait des millions. Mais ce qui avait branché Mickey c'était que ce type-là était collectionneur... et pas n'importe quel collectionneur : collectionneur de bécanes. Avoir fait bosser Mickey dans un endroit pareil c'était faire entrer Rocco Siffredi dans un casting porno... ça sentait le trash ... 
Mickey c'était mon frère... mon demi-frère pour être exact... Quoique notre mère n'ait jamais pu nous dire qui était nos pères respectifs... Peut être d'ailleurs avions nous le même .... Notre vieille avait une gestion des hommes un peu... anarchique, nous avions 7 frères et sœurs et pas un ne descendait du même guidon. Elle était secrétaire de direction à la concession Harley Phoenix-Center et le seul truc dont nous étions sur, c'était que nous étions fils de rider... elle aimait les motards... pas un motard, non... les motards. Et son physique à la Lita Ford faisait que c'était gravement réciproque.
Mickey avait 18 ans de moins que moi et c'était non seulement mon frère mais c'était aussi une petite frappe... pas le genre violent, pas le genre ambitieux, juste une petite frappe mais une frappe à répétition... et son grand truc je vous le donne en mille, c'était les chiottes les brêles, les bécanes … les motos... il n'en avait possédé que par intermittence, c'était celles qu'il trouvait dans la rue et qui l'envoyait en général directement à Estrella.... Estrella ? Il y avait passé quasiment la moitié de sa vie depuis sa fin d'adolescence mais ça ne l'avait guérit de rien. Il faut dire que, même si arpenter les couloirs du pénitencier de Phoenix n'avait évidemment rien d'enthousiasmant, il y bénéficiait d'un statut … particulier. Et j'en étais la cause.
En 91, j'avais fais un séjour au Koweit en unité de reconnaissance sur KLR 250 d-8 , les nouvelles Kawa, les M1030 qui devait remplacer nos engins dans le courant de l'année n'étaient pas encore arrivées. Ramirez et moi étions inséparables, il était aussi originaire de Phoenix, et frère jumeaux du chef du gang hispanique le plus puissant des quartiers sud., mais lui avait choisi d'être Corporal dans les Marines, Nous bénéficions d'une relative liberté, le timing de la plupart de nos missions n'était pas contrôlé et nous permettait de grands détours dans les sables du Nafoud avec pour seul compagnon Cobain dans les oreilles. Jusqu'au jour ou la Kawa d'Ernesto sauta sur une mine, il y perdit la jambe, la main droite et la moitié du visage... le tout du même côté... je ne sais pas comment il réussit à survivre jusqu'à l'arrivée de l'hélico mais je sais que j'entend encore ses hurlements … Depuis pour Ernesto, c'était simple je lui avais sauvé la vie … même si ça n'était que la moitié... J'avais beau protester à chaque fois que nous nous croisions, il n'en démordait pas. Et cela arrangeait bien Mickey qui était probablement le seul petit blanc du pénitencier à bénéficier de la protection Hispanique... c'était donnant-donnant : un frère pour un autre.
- Francis c'est du gateau... !
Quand Mickey avait interrompu le morceau des Gallagher pour me dire ça, j'avais baissé un peu plus la tête dans le moteur de la Fat boy qui m'occupait. Cette phrase puait comme un burn sur un bitume surchauffé. A mon retour d'Irak j'avais vécu 15 ans de petits trafics et de vols minables, j'étais toujours passé à travers les mailles du filet parce que j'étais prudent... et surtout... surtout... parce que je ne travaillais jamais avec Mickey. Et puis mes problémes de santé m'avaient rattrapé, le gouvernement niait tout en bloc mais les saloperies qu'ils nous avaient injecté là-bas avait des effets dévastateurs. Et j'en avais ma part, j'avais des soucis … intimes qui, à l'époque, me faisait gémir lorsque je pissais et gueuler lorsque je baisais … Finalement je finis par toucher une petite pension ainsi qu'un accés gratuit aux soins. Et je m'aperçus qu'il était bien plus reposant de bidouiller les bécanes des autres que de les maquiller. J'avais monté mon petit atelier de modifications et de préparations mais je vendais surtout des piéces détachées sur le web, je ne roulais pas sur l'or mais l'on me foutait la paix … et j'avais cessé de baiser...
-Francis je te jure il faut que tu vois ça, le type a un garage, on pourrait y faire jouer deux fois les Coyotes !
Ce petit con de Mickey tentait de me prendre par les sentiments mais je ne voyais pas ce que venait foutre mon équipe de hockey favorite chez un collectionneur de moto européenne. Oui parce que ce collectionneur était spécialisé en bécane... européenne... et ça... c'était plutôt mon rayon. Vieilles Triumph ou vieilles BM, c'était le truc qui me faisait rêver et qu'on ne voyait pas à toute les sorties de la Black Canyon highway:
- il a douze R6 complètement restaurées qu'il a garé en éventail je te jure on croirait la moitié d'un moule à gâteau, ça brille comme à Noél ! je te parle même pas des Norton!
Evidemment c'était le genre d'argument qui ne pouvait pas me laisser indifférent, et Paula Abdul sur la sono de l'atelier me susurait elle aussi : Rush rush ...
Mickey savait que, comme lui, j'avais ça dans le sang … il savait bien sur que le pick-up du garage avait une rampe et que j'avais gardé la bâche des mauvais coups pour le camoufler. Il savait aussi que j'avais toujours les compétences pour faire taire les alarmes et surtout Mickey savait … que je m'emmerdais …
Je ne sais plus comment la discussion avait tourné mais il m'avait fait ses yeux de street boy, ce regard aussi naif que gourmand qu'il avait du utiliser pour choper sa Chica et qu'il devait lui balancer régulièrement après chacune de ses conneries, Je n'avais d'ailleurs jamais vraiment compris comment ce type taillé dans une feuille de PQ , coiffé d'un balais à chiottes et dont la vie guidonnait comme une vieille brêle faisait pour la garder, parce que même si Edith avait le gabarit d'un Dinky-Toy, elle avait le carénage d'une grande sportive.
Même Maria Carey en remettait une couche en me parlant d'Emotion …
Le soir même je couchais ma vieille XT dans les buissons de Scottdale... il y a avait bien longtemps que je n'étais pas parti en repérage,,,
La vie est surprenante, tu passes des années à régler ton ralenti pour qu'il ronronne à la perfection et d'un coup d'accélérateur, ta mécanique s'emballe et comprend d'elle même que le moment est venu de bouger.
Et là, même sans n'avoir aucun rapport les uns avec les autres les faits s’enchaînent ...
… En l’occurrence pour moi les faits allaient plutôt se déchaîner...
Le lendemain même, je rencontrais Fanny.
Fanny qui allait m'apprendre à plus de 45 balais pourquoi Bukowski titrait que l'amour était un chien de l'enfer...
A SUIVRE .....

Repose en paix

Tu as maigri, tu as changé… Pardon, mais… oui, tu as vieilli, peut-être ne t'aurais-je pas reconnu, si je t'avais croisé dans la rue.
Combien d'années n'ont-elles vu l'un des nuages orageux de nos bonheurs fulgurants ? Quatre, cinq, six… six ans, ce lundi de Pâques bouleversant où un hasard nous a réunis à des milliers de kilomètres de nos domiciles respectifs. Tu souris ? Non, les deux fossettes montent toujours la garde aux coins de tes lèvres. Celles-ci esquissent leur éternel sourire sous le reproche de tes yeux tristes qui semble les maudire. Un regard de chien. Ce chien des cartoons américains, dont j'ai oublié le nom, et qui traîne sa dégaine d'animal abattu en répétant à qui veux l'entendre qu'il est heureux… Un précurseur. Nous en sommes tous là… La vie fabrique le désespéré mais favorise le bien-portant, le bien-pensant et le bien-dans-sa-peau, alors, nous portons tous le masque de la pantalonnade en ayant celui de la tragédie collé aux os.

Je m'égare d'autant que de tes yeux je ne vois que du bleu, celui, léger, de ton fard à paupière.

J'aurai du sentir que quelque chose n'allait pas. Tu le sais, j'ai fêté mes 50 ans avant-hier et depuis le début de notre histoire, tu n'as jamais oublié. Non, même dans les moments où rien n'allait, tu n'as jamais oublié mon anniversaire. Depuis toujours, un coup de fil, une carte, un signe me rappelait que j'étais toujours présent dans tes pensées. Quelquefois, l’une des mises en scène dont tu as le secret me ramenait vers toi. Je n'ai jamais su si ces trouvailles étaient réfléchies, élaborées dans ce but précis ou si tu agissais par impulsion.
Il m'était agréable de penser qu'à plusieurs centaines de kilomètres de ma vie, une femme pensait à moi, invariablement, au moins une fois par an, à la même date. Les années où ma solitude avait compagne, je te maudissais de me rappeler que les meilleurs moments de mon bonheur n'égalaient pas certains que nous passions ensemble. Parfois, lorsque je me trouvais entre les pages d'un récit plus fort, je regardais avec ironie tes gesticulations. Je le regrettais amèrement quand mourraient, souvent de ta main, ces histoires éphémères.

Cette année, rien, pas un mot… Cela ne m’a pas frappé immédiatement. Tout au plus, manquait quelque chose au paysage de la journée…

L'aube Noire 1

1

La nappe de brouillard s’épaississait, la nuit semblait complice… semblait masquer aux hommes leurs vices

Des Tricos passaient bruyamment sur le boulevard. Les uniformes noirs se détachaient nettement dans le halo blanchâtre d’un réverbère. Ils étaient quatre, une demi-escouade, une demi portion de haine, de bêtise … de bestialité. Une demi portion... mais c’était déjà trop. Ils devaient leur surnom à la flamme tricolore qu’ils arboraient sur l’épaule droite mais aussi, et surtout, à la dextérité avec laquelle ils maniaient la trique. Fred se dissimula dans l’embrasure d’une porte cochère. Il n’avait théoriquement rien à craindre. Ses papiers étaient plus irréprochables que les petits fours d’un banquet des cadres du Parti. Mais il voulait éviter une fouille brutale et rarement désintéressé. Les sbires du pouvoir étaient avides de tout ce qui pouvait améliorer leur quotidien. Le froid était vif, de ses doigts engourdis, il extirpa de sa poche son paquet de Francisque et en glissa une entre ses lèvres. Il ne l’alluma pas, préparant le briquet à essence qu’il avait ramené des Etats- Unis à faire feu s’il était repéré. Montrant ainsi qu’il ne se cachait pas, qu’il se mettait simplement à l’abri du vent. La municipalité, depuis la fermeture des frontières et les restrictions énergétiques qui s’ensuivirent n’éclairait que très peu les rues. Il avait une chance de passer inaperçu, la criminalité avait été refoulé vers les ghettos périphériques et les patrouilles sillonnant ce quartier encore bourgeois n’étaient généralement que peu zélées.
Il vit les silhouettes obliquer vers lui, elles ne l’avaient pas encore vu mais la rencontre était inévitable. Il fit jouer la pierre de son briquet. Les Tricos eurent un moment d’hésitation, mais avec une rapidité étonnante, le groupe se scinda. Trois d’entre eux se détachèrent du dernier qui resta en retrait. Ces gars-là avaient des méthodes de gangsters. Leurs instructeurs étaient en majorité des vétérans des sections de chocs du parti lorsque celui-ci n’était encore que marginal. C’étaient des spécialistes du coup de main terroriste, des ratonnades et attentats. Ils laissaient toujours l’un des leurs en arrière, à l’époque pour faire le guet et éviter l’arrivée des forces de police, désormais pour alerter les B.I.L, les Brigades d’Interventions Lourdes, en cas de rapport de force défavorable.
Le triptyque déploya ses trois volets en arc de cercle devant Fred, coincé, dos au portail. A gauche, la Haine, grand, musclé, le cheveu clair, le menton carré, la bouche cruelle, pas une once de pitié, l’Homme Nouveau des photos de propagande. Au milieu, la Bêtise, le corps trapu, presque gras, l’œil inexpressif, le faciès porcin. Le genre à chatouiller le basané dans les caves du commissariat, l’apprenti boucher, destiné de toute façon à maltraiter la viande. A sa droite , la peur, petit, sec, presque maigre, brun, les tempes et le front humide sous des boucles courtes et foncées, tête de turc de sa promo, surnommé le melon ou le bouc par ses collègues, il devait en baver
Ils n’avaient pas proféré un mot. Fred fini rapidement de se demander s’il pourrait éviter le passage à tabac pour tenter de deviner d’où viendrait le premier coup. Il en avait plus reçu que donné. Il pariait mentalement sur le commis charcutier quand il senti la douleur lui vriller le cerveau. Il avait sous-estimé la Peur. La matraque de bas en haut et de droite à gauche, frôla son épaule, frappa au dessus de sa tempe droite et fit rebondir sa tête sur la pierre du porche. Lors de son passage en Amérique du Nord, il avait gouté plusieurs fois aux nerfs de bœufs du K et il eut à peine le temps de penser que la trique française était plus coriace. Il oubliait que les derniers coups encaissés étaient toujours les plus mauvais. Ses tortionnaires le lui rappelèrent du bout de leurs bottes, il était tombé et s’était roulé en boule immédiatement. Correction en règle, pour le plaisir … il était de toute façon suspect. On ne se baladait pas à trois heures du matin en ville. Aucun couvre-feu n’était décrété mais les faits étaient là, les seules personnes dans les rues à ces heures tardives circulaient en voiture. Et les véhicules individuels encore en service étaient majoritairement réservés aux officiels du Parti. Avec soulagement il vit venir le tunnel, la quiétude de l’inconscience ne tarderait pas à le soulager. Aussi, il ne comprit pas tout de suite que les coups avaient cessé. Un aboiement avait bridé les instincts de la meute.
- Déconnez pas, c’est le beauf de Martineau ! Putain j’espère que vous l’avez pas trop amoché…
Le grésillement de la radio interrompit la dialectique policière du quatrième larron.
         - Merde on a un cadavre sur les bras, une gonzesse s’est fait découper au Commerce. Parait que c’est pas joli à voir, bougez vous, il faut y aller.
L’un d’eux se pencha sur Fred,
          - Bon il se débrouillera celui-là, il doit pouvoir encore marcher.

Fred pensa que le Commerce était l’hôtel où il avait passé sa nuit de noce, il y avait de ça bien longtemps. Il failli sourire, ne sourit pas et ne pensa plus à rien.

Le casque de la loose

 (une histoire dont je n'avais pas envie d'être le héros)

Carrouf semaine dernière milieu d’après-midi ... j'ai pris l'habitude de faire mes petites courses en enlevant mon casque et en le plaçant dans un sac à dos sympa que j'ai acheté exprès il y a des années. II permet en fait de contenir deux intégrals (au départ c'est un sac spécial alpinisme rectangulaire et impéc pour ça)... Ce sac, un très gros sac donc, je le laisse à l’accueil pour faire mes courses avec un caddy.
PS : oui oui, les filles, j'ai un TRES TRES GROS sac  ;) ...Hum ...
La semaine dernière donc, pour une fois je me dis : tiens ! voyons à la halle de presse si je trouve le dernier numéro de Lui, New-look, Playboy, l'infirmiére-a-des-gros-seins-magazine ..heu ... non ...le Monde Diplomatique (bien sur !) et là je pense : tu laisses ton caddy avec le gros sac dans l'allée juste devant la boutique? quand même c'est pas en 30 seconde qu'on va te le faucher.... (oui !! je me le dis : gros con que je suis !!!)
Je ressors .. même pas une minute après ... putain de caddy sans sac que je retrouve devant (remettez la phrase dans l'ordre ...c'est l'émotion ) . je cours à droite je cours à gauche comme une poule qui a perdu son chevreau: rien !!! finalement je vais à l’accueil... voir le type de la sécurité (un black de 2M12 pour130 kg, très sympa d'ailleurs on a échangé nos tél ..heu... nan je déconnes ...héhé
On cavale tout les deux.. branle bas de combat (j'ai bien dis : bas de combat !!!) mobilisation générale .. siréne ! blocage des portes ! appel d'urgence! intervention du SWAT ! (pourquoi j'en fais toujours des tonnes merde !) (re) bref un autre vigile va mater les enregistrements vidéo ...rien, rien de rien de rien de rien !!!
Les boules, les glandes, la haine , les bollocks, la p... de sa reum... !!!! ...
Je perds un casque un peu merdique certes .. mais que je mettais tout le temps (pourquoi je mets toujours le casque merdique ??? ) une paire de gants nouvelle homologation joli comme tout marron vintage que presque tu pourrais aller à un mariage avec et un masque-foulard kaki très seyant qui empêche les frelons locaux de piquer mon petit cou musclé ... super journée !!!!
De plus : Je me retrouve avec ma bécane et sans casque .... avec deux points sur le permis je me dis ... non ne rentre pas sans casque à la maison .. une seule loose par journée suffit ... donc je vais au point auto-machin-révision-truc juste à côté (il n'y a que ça) où ils vendent des casques pas beau pour scooter : 83 balles ... : des courses que je n'ais pas faites mais qui coûte cher... je rentre à la maison .... avec ce casque trop petit (y'avait que cette taille) et à peine rentré mon portable sonne : bonjour ici la sécurité de Carrouf on a retrouvé votre sac ...ha bon il est vide donc ? ... non un type s'est trompé de caddy et s'en est aperçu plus tard, il nous l'a ramené...
Alors là .... comment on peut ne pas s'apercevoir que l'on prend le mauvais caddy et qu'il contient un sac si gros qu'il peut contenir deux intégrals (intégraux ?? ;) )... faut être ... faut vraiment être .... merde quoi !!!
Bref voilà comment je me retrouve avec un 6eme casque ....

Ma Bonnie

Ce matin ,... je suis passé à côté d'elle... je l'ai effleuré... et … j'ai senti un appel.... Avait-elle une envie soudaine... je ne sais... mais cette pensée l'a créé chez moi... elle était là … Désirable... étincelante de beauté au soleil... Chaussée de neuf … Sexy dans sa robe dorée... non pas sexy … belle … vraiment belle. D'un seul coup … une impulsion... je suis monté sur elle.... Mes doigts ont effleuré ses bras …. Sont descendu sur ses formes … puis remontés... lentement .... un effleurement plus prononcée... et elle est parti .. de suite … soudainement.... Son ventre gonflée du désir de moi … Enfin... je l'espérais … je le souhaitais … Je le désirais … mais elle vibrait … je le sentais... Elle le voulait … alors...
J'ai mis mon casque, ouvert le portail et suis allé faire un tour;)

KARMA III